Description
La basilique San Lorenzo Maggiore est l'une des plus anciennes églises de Naples, dans le centre historique près de la piazza San Gaetano. Au-dessus, une église gothique franciscaine ; en dessous, les fouilles gréco-romaines de la place où la ville antique tenait son marché. Deux visites en une.
L'église n'a qu'une seule nef, avec seize chapelles latérales. La pièce la plus remarquable est tout au fond : l'abside et son déambulatoire, en pur gothique français et sans équivalent en Italie, avec neuf chapelles qui tournent derrière l'autel. Tout près, le maître-autel de Giovanni da Nola montre une Naples de la Renaissance sculptée dans le marbre.
Dans le transept gauche, la Cappellone di Sant'Antonio est un triomphe du baroque signé Cosimo Fanzago, avec une toile où l'on voit la ville d'en haut. De l'autre côté du transept subsistent les fresques du XIVe siècle de Montano d'Arezzo, parmi les rares survivantes de l'époque.
Le long de la nef se trouvent les sépultures de Napolitains illustres : le philosophe et auteur comique Giambattista Della Porta, sur la contre-façade, et le musicien Francesco Durante, dans la Cappellone. Près de l'autel, le tombeau de Catherine d'Autriche est la première œuvre napolitaine de Tino di Camaino. Le complexe abrite aussi le Museo dell'Opera.
Le couvent voisin conserve le cloître et la salle de Sixte V, peinte à fresque par Luigi Rodriguez. Mais le morceau de choix est sous terre : les fouilles montrent les boutiques du macellum, le marché romain, bâti sur des fondations grecques du IVe siècle av. J.-C.
L'église naquit en 1235, quand le pape concéda aux franciscains l'église du Forum. À partir de 1270, c'est Charles Ier d'Anjou, tout juste vainqueur de Manfred, qui paya les travaux. Des architectes français construisirent d'abord l'abside, puis le chantier changea de mains et le style devint italien.
C'est ici, selon la tradition, que Boccace vit pour la première fois Fiammetta, pendant la messe du Samedi saint de 1334. En 1647, les partisans de Masaniello donnèrent l'assaut au clocher et s'en servirent comme poste d'artillerie contre les Espagnols.
Puis vint le baroque, avec la façade refaite en 1742. Depuis 1882, les restaurations ont retiré presque tous les ajouts et fait réapparaître les formes gothiques. La façade, la Cappellone et la chapelle Cacace sont restées.
À ne pas manquer
• L'abside et son déambulatoire.
• La Cappellone di Sant'Antonio.
• Les fouilles sous le couvent.
• La salle de Sixte V.
Le saviez-vous ?
• Les vantaux du portail gothique sont encore ceux, en bois, du XIVe siècle, avec 48 panneaux chacun.
• Le futur pape Sixte V fut consacré évêque ici même.
L'église n'a qu'une seule nef, avec seize chapelles latérales. La pièce la plus remarquable est tout au fond : l'abside et son déambulatoire, en pur gothique français et sans équivalent en Italie, avec neuf chapelles qui tournent derrière l'autel. Tout près, le maître-autel de Giovanni da Nola montre une Naples de la Renaissance sculptée dans le marbre.
Dans le transept gauche, la Cappellone di Sant'Antonio est un triomphe du baroque signé Cosimo Fanzago, avec une toile où l'on voit la ville d'en haut. De l'autre côté du transept subsistent les fresques du XIVe siècle de Montano d'Arezzo, parmi les rares survivantes de l'époque.
Le long de la nef se trouvent les sépultures de Napolitains illustres : le philosophe et auteur comique Giambattista Della Porta, sur la contre-façade, et le musicien Francesco Durante, dans la Cappellone. Près de l'autel, le tombeau de Catherine d'Autriche est la première œuvre napolitaine de Tino di Camaino. Le complexe abrite aussi le Museo dell'Opera.
Le couvent voisin conserve le cloître et la salle de Sixte V, peinte à fresque par Luigi Rodriguez. Mais le morceau de choix est sous terre : les fouilles montrent les boutiques du macellum, le marché romain, bâti sur des fondations grecques du IVe siècle av. J.-C.
L'église naquit en 1235, quand le pape concéda aux franciscains l'église du Forum. À partir de 1270, c'est Charles Ier d'Anjou, tout juste vainqueur de Manfred, qui paya les travaux. Des architectes français construisirent d'abord l'abside, puis le chantier changea de mains et le style devint italien.
C'est ici, selon la tradition, que Boccace vit pour la première fois Fiammetta, pendant la messe du Samedi saint de 1334. En 1647, les partisans de Masaniello donnèrent l'assaut au clocher et s'en servirent comme poste d'artillerie contre les Espagnols.
Puis vint le baroque, avec la façade refaite en 1742. Depuis 1882, les restaurations ont retiré presque tous les ajouts et fait réapparaître les formes gothiques. La façade, la Cappellone et la chapelle Cacace sont restées.
À ne pas manquer
• L'abside et son déambulatoire.
• La Cappellone di Sant'Antonio.
• Les fouilles sous le couvent.
• La salle de Sixte V.
Le saviez-vous ?
• Les vantaux du portail gothique sont encore ceux, en bois, du XIVe siècle, avec 48 panneaux chacun.
• Le futur pape Sixte V fut consacré évêque ici même.