Description
L'église Santa Caterina a Formiello est l'une des églises de la Renaissance les plus intéressantes de Naples, sur la piazza Enrico De Nicola, à côté de la Porta Capuana et du Castel Capuano. À l'intérieur, elle abrite les reliques des martyrs d'Otrante, une coupole célèbre et un chœur plein de tombeaux de nobles.
Le nom vient du latin ad formis, « près des conduits » : c'est ici qu'entrait dans la ville l'ancien aqueduc de la Bolla. En 1499, le roi Frédéric d'Aragon confia la petite église aux dominicains, qui la reconstruisirent entièrement dans le style Renaissance, avec de nettes influences toscanes.
L'intérieur est à une seule nef, avec cinq chapelles de chaque côté. La coupole, élancée sur un haut tambour, est ornée dans les pendentifs de fresques de Luigi Garzi ; sur la voûte, Garzi a peint les Noces mystiques de sainte Catherine, et le Martyre de la sainte se trouve sur le revers de la façade.
Dans la quatrième chapelle à gauche, la chapelle des martyrs d'Otrante, 240 reliques reposent sous un autel de marbres polychromes, avec quelques crânes presque intacts. Ce sont les restes de ceux que les Turcs tuèrent le 14 août 1480 parce qu'ils refusaient de renier leur foi.
Le chœur était la chapelle des Spinelli, princes de Cariati : six monuments funéraires sculptés entre 1570 et 1590, avec un élégant décor de marbre de chaque côté du maître-autel. Dans le transept, l'autel du Rosaire a un groupe en albâtre et en marbre qui rappelle la victoire de Lépante sur les Ottomans.
Dans l'abside subsistent des stalles en bois de 1566, de Benvenuto Tortelli. Au milieu de la nef, une dalle avec quatre femmes en prière ouvre l'accès à la crypte, où l'on reconnaît encore les squelettes de deux femmes tenant un chapelet entre les mains.
À l'extérieur, le portail de marbre avec la statue de la sainte est de Francesco Antonio Picchiatti, de 1659, et sur le parvis se trouve l'édicule de saint Janvier, réalisé entre 1706 et 1708. À l'intérieur, le XVIIIe siècle a ajouté des fresques et des sculptures baroques sans toucher aux lignes Renaissance de l'église.
Les reliques des martyrs arrivèrent à Naples en 1492, par la volonté d'Alphonse II, et depuis elles n'ont connu aucun repos : déplacées d'église en église, puis de chapelle en chapelle, elles n'ont trouvé leur place définitive qu'en 1901.
Le chanoine Celano écrivit en 1724 que la coupole « passa en ce temps-là pour une merveille, étant la première qui eût été bâtie dans notre ville ». En 1806, Murat supprima le couvent, transformé ensuite en filature de laine militaire.
À ne pas manquer
• La chapelle des martyrs d'Otrante.
• La coupole.
• Les stalles en bois de l'abside.
• Le chœur des Spinelli.
• L'autel du Rosaire.
Le saviez-vous ?
• Dans la crypte sous la nef reposent encore les squelettes de deux femmes qui serrent un chapelet entre les mains.
• Après 1815, le couvent devint une filature de laine militaire, et ses cheminées forment encore un singulier monument d'archéologie industrielle.
Le nom vient du latin ad formis, « près des conduits » : c'est ici qu'entrait dans la ville l'ancien aqueduc de la Bolla. En 1499, le roi Frédéric d'Aragon confia la petite église aux dominicains, qui la reconstruisirent entièrement dans le style Renaissance, avec de nettes influences toscanes.
L'intérieur est à une seule nef, avec cinq chapelles de chaque côté. La coupole, élancée sur un haut tambour, est ornée dans les pendentifs de fresques de Luigi Garzi ; sur la voûte, Garzi a peint les Noces mystiques de sainte Catherine, et le Martyre de la sainte se trouve sur le revers de la façade.
Dans la quatrième chapelle à gauche, la chapelle des martyrs d'Otrante, 240 reliques reposent sous un autel de marbres polychromes, avec quelques crânes presque intacts. Ce sont les restes de ceux que les Turcs tuèrent le 14 août 1480 parce qu'ils refusaient de renier leur foi.
Le chœur était la chapelle des Spinelli, princes de Cariati : six monuments funéraires sculptés entre 1570 et 1590, avec un élégant décor de marbre de chaque côté du maître-autel. Dans le transept, l'autel du Rosaire a un groupe en albâtre et en marbre qui rappelle la victoire de Lépante sur les Ottomans.
Dans l'abside subsistent des stalles en bois de 1566, de Benvenuto Tortelli. Au milieu de la nef, une dalle avec quatre femmes en prière ouvre l'accès à la crypte, où l'on reconnaît encore les squelettes de deux femmes tenant un chapelet entre les mains.
À l'extérieur, le portail de marbre avec la statue de la sainte est de Francesco Antonio Picchiatti, de 1659, et sur le parvis se trouve l'édicule de saint Janvier, réalisé entre 1706 et 1708. À l'intérieur, le XVIIIe siècle a ajouté des fresques et des sculptures baroques sans toucher aux lignes Renaissance de l'église.
Les reliques des martyrs arrivèrent à Naples en 1492, par la volonté d'Alphonse II, et depuis elles n'ont connu aucun repos : déplacées d'église en église, puis de chapelle en chapelle, elles n'ont trouvé leur place définitive qu'en 1901.
Le chanoine Celano écrivit en 1724 que la coupole « passa en ce temps-là pour une merveille, étant la première qui eût été bâtie dans notre ville ». En 1806, Murat supprima le couvent, transformé ensuite en filature de laine militaire.
À ne pas manquer
• La chapelle des martyrs d'Otrante.
• La coupole.
• Les stalles en bois de l'abside.
• Le chœur des Spinelli.
• L'autel du Rosaire.
Le saviez-vous ?
• Dans la crypte sous la nef reposent encore les squelettes de deux femmes qui serrent un chapelet entre les mains.
• Après 1815, le couvent devint une filature de laine militaire, et ses cheminées forment encore un singulier monument d'archéologie industrielle.